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Introduction

 

Le 7 juillet 2008


Introduction

J'édite dans ce blog quelques poèmes.


Bien sûr : Tous droits réservés aux auteurs respectifs.


Les droits sont également enregistrés.

 

Vous pouvez ègalement visiter mon blog www.le-pelerin-de-brigantium.over-blog.com .



Bonne lecture,


Philippe Odaert.

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» Posté à 10:58
» Humeur <%Humeur%>
» Catégorie Introduction

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» Le 10/7/2008

Le voleur de rosée

 

Le 3 mars 2007


Le voleur de rosée



J'ai dormi sur l'herbe, le long du chemin, à l'abri d'une bâche.

Le froid me lève, le soleil tarde derrière une colline.

J'enlève ma chemise et m'accroupis.

Mes mains glissent le long des hampes des plantes, de leurs feuilles et de leurs fleurs.

Je leur vole un peu de rosée et des senteurs pour me rafraîchir le visage et le torse.

Mes mains déposent ces gouttes sur mes yeux, mes lèvres et mon visage pour chasser la nuit

qui m'enrobe encore.

Cette fraîcheur me fait frissonner, j'en prends et reprends.

Elles auront soif tout à l'heure, moi j'aurai faim.

Doucement, le soleil est là et chauffe tendrement mon corps.

Je plie bagage et prends mon bâton.

Idiot, je vide ma bouteille sur c­es fleurs, j'aurai soif aussi.



Philippe pèlerin 2006


Tags : POEME VECU


» Posté à 11:02
» Humeur <%Humeur%>
» Catégorie Le Pélerin de la nuit

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» Le 14/8/2009

Un Chemin de Lumière

 


Le 30 juin 2006


Philippe pèlerin 2006


Le Pèlerin de la Nuit



Un chemin de lumière


Par une nuit noire dans une sombre forêt, je m'avançais

des ombres fantastiques masquaient le chemin ou m'en dessinaient mille.

Mon sac trop pesant et la fatigue frappaient lourdement mes pieds sur le sol invisible et chaotique.

Tour à tour, mes pieds plongeaient dans le noir à la recherche de quelque certitude.

Sur la gauche, le flanc tombant de la colline, sur la droite, un fossé profond.

Cette marche incertaine dansait une danse hésitante faisant tanguer

et rouler mon sac et mon corps à contre-temps.

J'avançais dans un tunnel de verdure.

Bizarrement, il fit plus clair, il était trop tôt pour l'aurore, je vérifiais ma torche que perdu et craignant le fossé tapi dans ce labyrinthe d'ombres, j'avais allumée deux fois.

La clarté s'amplifia, puis le tunnel s'embrasa de lumière.

Mon heure était venue, la gorge serrée, mais sans crainte, je continuais.

En un instant j'avais accepté mon inéluctable destin.

Tout s'éteignit et je compris que d'un contre-bas lointain, une voiture avait,

de ces phares puissants, en grand silence, incendié le feuillage par en dessous.

Surpris, un peu déçu d'être encore en vie,amer et frustré, je me moquais de moi-même.

En même temps, je sentais que quelque part en moi, l'entrée d'un chemin de lumière m'attendait

et j'ai su que, ce jour-là, je n'aurais pas peur.

J'ai continué ma route en trébuchant, mon sac me poussait dans le dos

ou me retenait par les épaules.

Dans ces ténèbres opaques, je m'enfonçais jusqu'aux genoux comme dans une eau noire.

Fuyant le froid et la déception, j'ai marché ainsi jusqu'au soleil en lui tournant le dos.



Philippe pèlerin 2006


Tags : POEME VECU


» Posté à 10:00
» Humeur <%Humeur%>
» Catégorie Le Pélerin de la nuit

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